Communiquer en couple (presque) sans parler


« Mon mari et moi avons des problèmes de communication » ; « On ne se parle plus » : les consultation conjugales sont souvent centrées autour la difficulté de se parler. Et si on cherchait plutôt à comprendre le langage non-verbal du conjoint ?

En 1974[1], des chercheurs de l’Université de Pennsylvanie ont réalisé une étude qui démontrait que la communication verbale représente -seulement- 7% de la communication. 38% de la communication s’entend mais passe par la voix, son timbre, son ton, son débit et son volume, et 55% ne s’entend pas, mais s’observe grâce à, notamment, la tension musculaire, la respiration, la couleur et l’humidité de la peau, les mouvements du corps et des yeux.

Communiquer ne signifie pas systématiquement parler.

Posons la question autrement : lors de désaccords avec votre conjoint, avez-vous l’impression que vos propos lui parlent vraiment ? Si vous vivez une crise de couple, vous connaissez l’art du dialogue de sourds.

Je t’écoute, mais je veux surtout que tu me dises ce que suis prêt/e à entendre. Et si tu ne me dis rien, j’interprète ton silence comme une attaque contre moi.

C’est une erreur que l’on fait souvent lorsque la crise de couple s’installe : on veut parler avec des mots… et surtout on veut entendre ceux qui nous rassurent. Ajoutons à cela que les mots que l’on utilise, consciemment, ne reflètent pas forcément notre pensée. Nous posons des filtres entre notre ressenti et notre expression verbale.

Je te dis : « Mais oui, ça me fait plaisir de recevoir tes enfants à la maison ! »,

et je pense : « Quelle plaie, pour une fois que je pouvais me reposer ! »

En pensant cela, je me montre agité/e, ma voix part dans les aigües, je commence à avoir chaud : mon corps dit non alors que ma bouche dit oui. J’ai voulu t’être agréable, mais au lieu de ça, je t’envoie le message que je fais des efforts contre ma volonté, tout en sentant que tu vas me le reprocher plus tard.

Cherchez la cohérence entre votre langage verbal et non-verbal.

Si vous pensez que la conversation le met mal à l’aise, que vous observez des signes de nervosité ou d’impatience, ne vous enfoncez pas dans le sujet et occupez-vous d’autre chose. Il viendra par lui-même vous parler de ce qui le préoccupe.

De vôtre côté, si vous ressentez que vous êtes mortifié/e à l’idée de sauter en parachute pour prouver à votre conjoint que vous n’avez pas froid aux yeux, ne dites pas « Tu vas voir si je n’en suis pas capable ! ». Une fois qu’il vous retrouvera évanoui/e sur le tarmac, il comprendra que vos mots ont dépassé votre pensée.

Prune Quellien

Mini Prune HomeVous rencontrez cette situation et avez besoin d’un conseil amoureux personnalisé ? Je vous invite à prendre rendez-vous, nous en discuterons ensemble et envisagerons des solutions.

 

Voir aussi les articles :

Livres et séances de coaching :



[1] 40 années ont passé depuis, mais on continue toujours à communiquer sous le même mode et dans les mêmes proportions. Seuls quelques maîtres en stratégies de communication savent contrôler leur corps pour manipuler leurs observateurs. Heureusement, l’humain n’est pas une machine : très vite, ses mouvements oculaires, les inflexions de sa voix, etc. agissent sous l’effet de son inconscient. Et toc ! Le manipulateur est pris en flag’ !

Partager cet article

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *