Cours de com’ : remplacez “Je ne veux pas lui faire de la peine” par “Je ne suis plus amoureux” 2


La peur de lui faire du mal vous pousse à rompre avec des phrases comme « Tu mérites mieux que moi » ou « Je sors d’une relation compliquée » ? Apprenez à parler vrai ! A posteriori, vous ferez du bien.

Le jour où j’entendrai quelqu’un dire, ou me relater, « Je sors d’une relation simple », j’irai brûler un cierge à Notre-Dame ! Dans la série, « Je n’ai pas envie de m’engager » arrive haut sur le podium, aussi. Mais d’où vient cette habitude d’utiliser des phrases toutes faites pour se séparer de la personne qu’on n’a plus envie de coller sous la couette ?

D’après les hommes et les femmes que j’entends (même si cette peur de faire du mal est majoritairement* masculine), avouer que c’est fini est un tel déchirement qu’il pousse certains à éviter de dire la simple réalité. Résultat : personne ne peut s’exprimer de façon satisfaisante. Les femmes disent que les hommes sont des lâches, les hommes souffrent de cette opinion qui ne les aide pas à affronter leurs peur, et hop ! retour dans le grand cercle vicieux du mal-entendu… car non-dit. Quant aux femmes qui s’expriment avec des images incompréhensibles, bon courage à ceux (ou celles) qui voudraient décoder leur propos…

La réalité est beaucoup plus complexe : la plupart des personnes concernées par ce problème sont si torturées à l’idée de faire de la peine à leur partenaire qu’elles n’arrivent pas à verbaliser leur tourment. Elles ont du mal à comprendre qu’au contraire, la vérité est plus acceptable que le mensonge, qui reste longtemps en travers de la gorge.

Plutôt que de continuer à les accabler, je propose de les éduquer (cette demande m’étant souvent faite venant de mes propres coachés, autant la démocratiser) ! Dès maintenant, apprenez à dire quand vous n’aimez pas plus que ça, vous verrez, la pilule passera beaucoup mieux, et votre conjoint(e) vous sera reconnaissant(e) de ne pas le (la) prendre pour une “quiche”, comme on dit dans les journaux féminins que je ne lis pas.

1 – On ne peut pas empêcher l’autre de souffrir de la rupture… En revanche, on peut lui éviter de souffrir (trop) longtemps.

Scénario, version mensonge :

A – Ma vie est trop compliquée. Je préfère arrêter avec toi
B – Mais c’est débile ! Tout s’arrange ! Tu verras, je serai là pour toi ! Ne pars pas !

Si je quitte la personne que j’aime en lui disant autre chose que la réalité de ce que je ressens au plus profond de moi (c’est-à-dire que je n’ai plus envie de partager ma vie avec elle), j’ajoute à sa peine de la culpabilité. À cause de moi, elle mettra des mois, ou des années, à admettre que cette rupture n’était pas sa faute. Elle fera tout pour me récupérer et je ferai tout pour la fuir. Pas très responsable tout ça ! Être quitté est déjà suffisamment douloureux pour ne pas avoir à subir, en plus, l’offense du mensonge.

Scénario, version réalité verbalisée :

A – Je ne suis pas amoureux(se)
B – (…) Ça fait mal. Mais je sais bien que les sentiments, ça ne se négocie pas. Merci pour ta sincérité.

En prenant mon courage à deux mains, que se passe-t-il ? Je lui enlève le poids de la culpabilité. Je fais en sorte que plus tard, il (elle) n’ait pas à se demander pour quelle vraie raison je suis parti(e). Bref, je le (la) libère.

2 – On ne peut pas empêcher l’autre d’avoir un coup de cœur… En revanche, on peut lui éviter d’aimer à sens unique.

Scénario bonus, pour les rencontres internet :

La personne ne vous plait pas plus que ça ? Plutôt que de laisser votre téléphone sonner dans le vide, dites-lui simplement :

A – J’ai passé un bon moment avec toi. Je te souhaite une bonne continuation dans tes projets.

Et si elle insiste pour comprendre :

A – C’était sympa de se rencontrer, mais je n’ai tout simplement pas la petite flamme. Tu connais certainement ça, toi aussi !

Même lorsqu’il ne s’est encore rien passé de concret, si vous sentez que vous n’avez pas envie de poursuivre la relation, dites-le ! Dire la réalité de ce que vous ressentez lui permettra de passer à autre chose assez vite. Très important : Évitez-lui le côté « restons copains », cette proposition insulte son intelligence !

Ainsi, grâce à la diffusion de cette information, les hommes auront des mots pour éviter de faire du mal aux femmes, les femmes cesseront de traiter les hommes de lâches… Et les femmes lâches cesseront de se comporter comme ceux qu’elles accusent !

* Majoritairement, mais pas exclusivement. Certaines femmes se détournent elles aussi de la réalité pour “éviter de faire du mal”.

Prune Quellien

Vous rencontrez cette situation et avez besoin d’un conseil amoureux personnalisé ? Je vous invite à prendre rendez-vous, nous verrons ensemble quelles solutions envisager.

 

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2 commentaires sur “Cours de com’ : remplacez “Je ne veux pas lui faire de la peine” par “Je ne suis plus amoureux”

  • Patrick

    Bonjour,
    Votre cours prend comme hypothèse que les hommes sont lâches, désolé de vous contredire mais en terme de lâcheté et de mensonge les hommes n’ont rien à apprendre des femmes. Entre les reproches formulés uniquement aux copines (plus simple, elles n’iront jamais dire ce qu’elles pensent réellement), les mensonges pour se justifier, les « séparations temporaires »… les femmes apprennent dès le plus jeune age à mentir plutôt qu’à affronter, et peu évoluent une fois l’age adulte atteint.

    • prune Auteur de l’article

      Vous avez raison et je suis absolument d’accord avec vous.

      Or, je ne postule pas que les hommes sont lâches, certainement pas. Je déplore au contraire que « les femmes disent que les hommes sont des lâches ». Pour ma part, si je suis une femme, je ne suis qu’un observateur asexué de cette tendance. Les hommes sont souvent très courageux et admettent leurs erreurs avec sincérité. Le problème de nombre d’entre eux vient davantage d’une difficulté à exprimer ce qu’ils ressent avec justesse, par peur de « faire du mal », comme je le dis dans l’article. Ce n’est pas de la lâcheté, c’est une difficulté à surmonter.