Dépasser la rupture en créant


« Sors ! Vois du monde ! » Qui n’a pas entendu ce conseil après s’être fait quitter ? C’est sain de sortir, mais remplir son être, c’est une bonne idée aussi.

Ce weekend, les artistes exposaient en nombre dans la quartier de la Goutte d’Or à Paris. Photographes, plasticiens, peintres, dessinateurs, sculpteurs, mosaïstes, stylistes, créateurs de bijoux, etc. ouvraient leurs portes et leurs idées. L’occasion pour le public, dont je suis, de se connecter avec le cerveau bouillonnant de ces personnes qui transforment en permanence leurs émotions en production.

Là, je suis tombée sur une série de photos touchantes : le lit défait d’une chambre bleue envahie de volutes de fumée qui s’échappent par une fenêtre de toit. L’image d’un amour fini qui se dématérialise. Émue par la beauté de cette imagerie de la langueur, mais n’en comprenant pas bien les origines, je discute avec la photographe qui me raconte l’histoire de cette série. Larguée quelques semaines plus tôt après trois ans d’un amour dense, elle retrouve ces photos, prises lors d’un weekend en amoureux. La signification de l’époque n’est pas la même a posteriori, alors elle décide de sortir les photos du tiroir.

« C’est un exutoire cette série »

Elle est passée par toutes sortes de transitions pour se sortir des idées noires qui l’ont traversée pour la première fois de sa vie : kinésiologie et même chamanisme plutôt que médicaments et psys. Chacun son cocktail pour expulser la douleur. Mais son succédané à elle, c’est la photo. À l’automne, elle partira pour un autre projet photographique sur les routes d’Asie du sud-est. Elle se rend compte qu’elle s’est oubliée dans cette relation si pleine de lui qu’elle s’est vidée d’elle-même. La douleur est encore là, puisque toute fraîche, comme la peinture qu’il ne faut pas toucher sinon on reste collé. Mais elle sait par quelle voie s’en libérer.

Quoi de mieux quand on s’interroge sur sa vie amoureuse en peine que de se connecter avec un artiste ! Échanger avec quelqu’un qui nourrit sa création de ses propres mouvements émotifs, c’est du pain béni que je vous invite à partager dès que vous en avez l’occasion.

Et en dehors de l’échange, mettez vous aussi les mains dans le cambouis ! Que ce soit par la photo, comme ici, l’écrit, la peinture, le graffiti ou la vidéo, chacun peut s’exprimer sans complexe.

« – Mais tout le monde n’a pas la veine artistique. »,

me direz-vous peut-être ? Et je vous répondrai :

« – Pas un humain n’est privé du potentiel créatif ».

Faites-le ! Sortez vos pinceaux, vos claviers d’ordinateur, vos tubes de colle, la caméra de votre téléphone portable, votre vieille guitare, vos cordes vocales, et convertissez votre douleur en matière.

Et qui sait si cette épreuve n’éveillera pas une vocation ?

Prune Quellien

Vous rencontrez cette situation et avez besoin d’un conseil amoureux personnalisé ? Je vous invite à prendre rendez-vous, nous en discuterons ensemble et envisagerons des solutions.

 

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