Sa famille me déteste


On ne choisit pas sa famille… ni sa belle-famille ! Comment préserver son couple et garder une bonne estime de soi quand le courant ne passe vraiment pas ?

Il y a peu, je recevais François (le prénom a été changé), un jeune homme très discret – le mot est faible. Effacé serait plus juste tant il semblait vouloir disparaître derrière les murs. En écoutant son histoire, je comprends que cet homme doux et attentionné (peut-être un peu trop ?) pour sa petite amie est passé au rouleau-compresseur de sa belle-famille… et de sa belle-mère et particulier. C’est l’influence de cette dernière sur sa fille qui a eu raison du jeune couple. Brrr ! Ça fait froid dans le dos, non ? Mais pourquoi ? Envisageons des options :

A – Nous ne sommes pas du milieu social

« Ils ont beaucoup d’argent, moi je suis un simple employé. Quand je vais chez eux, je n’ose pas parler, j’ai peur qu’on me juge, qu’on me pose des question sur des sujets que je ne connais pas. Et ça énerve mon amie que je ne dise rien. Elle voudrait que je discute avec ses parents, que je m’intéresse à eux, mais moi je ne sais pas quoi leur dire, alors je me tais. Pourtant, quand je suis avec mes amis, je parle tout le temps ! »

Comment ne pas se sentir sur une table de torture, ou en plein interrogatoire policier, quand on lit du mépris dans le regard de celui qui nous interroge ? Qui peut se croire à l’aise quand il se sait suspecté de ne pas être à la hauteur ?

B – Elle a peur de déplaire à ses parents

« Quand on est tous les deux, elle est complètement différente. Elle est cool, rigolote. Mais dès qu’on va chez sa famille, ou qu’on en revient, elle me fait des réflexions du genre : « Tu devrais mettre des chemises » ; « Pourquoi  tu ne reprends pas tes études ? ». Elle devient hautaine. J’ai l’impression que ce n’est pas elle qui parle, mais sa mère ! Et puis il y a sa façon de me regarder… On dirait qu’elle a honte de moi… »

Qui est complexé ici ? François ou son amie ? Certainement pas lui, qui se sent bien avec ce qu’il lit, dit ou porte. Alors pourquoi l’a-t-elle choisi si elle lui fait d’incessants reproches ? Pour se rebeller contre sa famille semble-t-il. Mais la pression sociale a été la plus forte dans leur cas puisqu’elle a décidé de le quitter. Maman avait donc raison…

Alors, A ou B ?

À mon sens, c’est « les deux, mon général ! », comme dirait l’autre. Quand les parents sont eux-mêmes issus d’un milieu aisé, ils voient (à moins qu’ils ne soient ouverts d’esprit) souvent d’un mauvais œil que leur progéniture s’acoquine avec un partenaire d’extraction plus modeste, voire très modeste. Sauf s’il est très brillant. Et encore. Beaucoup de familles considèrent le milieu d’origine comme une maladie honteuse et contagieuse… Serait-ce un signe de petitesse d’esprit ?

Le contraire apparaît plutôt dans les contes de fées : dans la vraie vie, Cendrillon rêve au prince charmant – dont on voit de nombreux exemplaires s’offrir un road trip en bohême, histoire de rêver à leur tour – mais épousera bien raisonnablement une princesse de son rang qui connaît les mêmes codes et fréquente les mêmes cercles. Il y a bien des cas “Pretty (Wo)man”, comme Gad Elmaleh et Charlotte Casighari, ou Kate Middleton et (son nom ???), mais dans la majorité des cas, il faut montrer patte blanche ! (Et puis Kate n’a pas été élevée dans les bas-fonds de Londres non plus).

Toutefois, des beaux-parents complexés par leur milieu peuvent mal accueillir le conjoint de leur enfant parce qu’il leur rappelle qu’ils n’ont pas pu monter dans l’ascenseur social, faute de place, d’aide, de moyens.

Qui doit se sentir mal à l’aise ? Le vilain petit canard, qui est exclu par la belle-famille parce qu’il est différent ? Le conjoint qui n’assume pas son choix ? Ou la belle-famille qui projette sur son “enfant” des rêves de grandeur qui ne font plus rêver qu’elle ?

Prune Quellien

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