Le cadeau qui reste en travers de la gorge


Un fer à repasser peut-il conduire au divorce ? Avant de le renvoyer sur la joue de votre mari en lui souhaitant « Joyeux Noël, Félix ! », lisez peut-être ça avant ?

Vous rappelez-vous du film Love actually, (oui, celui avec Hugh Grant en 1er ministre qui provoque les président des Etats-Unis comme s’il lui avait piqué ses billes) ? Dans ce film où les histoires d’amour s’enchevêtrent et trouvent leur heureux dénouement dans un aéroport de Londres, un seul couple sort ratatiné de son Joyeux Noël : celui que forme Emma Thompson et Alan Rickman. La cause ? Un collier mal distribué.

Le cadeau qui déclenche la crise

Les cadeaux sont-ils cause de crises de couples ? Si, comme Emma Thompson dans le film, votre mari vous offre un CD à la place du collier que vous avez découvert “par mégarde” dans la poche de son manteau, c’est possible. Si, de surcroit, le collier est un pendentif en or en forme de gros cœur serti d’un rubis, c’est probable. Et si vous le soupçonnez de vous tromper avec sa secrétaire, c’est certain : le cadeau est la bombe qui va faire imploser le couple.

D’après une étude menée par le site Parship, 1 femme sur 5 prendrait mal le fait de recevoir un objet pratique (machine à gaufres, centrale vapeur, etc.). Tiens, tiens. Après 60 années de féminisme, comme c’est étonnant. En revanche 1 homme sur 16 s’en offusquerait. Moins exigeants, les hommes ? Peut-être. À moins que la déception chronique sous le sapin ne les aient rendus philosophes.

Le langage des cadeaux

Pour beaucoup d’entre nous, recevoir un cadeau révèle énormément de nos attentes. À tel point que certains thérapeutes conjugaux, comme Gary Chapman ou Andrew G Marshall (dont je parle dans mon livre Rendez-moi mon couple !) les considèrent comme un langage à part entière. Un moyen de faire passer un message.

Quand nous les recevons, nous espérons que notre amour nous dit :

« À mes yeux, tu n’es pas banal(e) et je reconnais ta singularité, alors je t’offre ce cadeau qui symbolise mon estime pour toi. »

Or, que se passe-t-il quand il (elle) nous offre un robot ménager, une cravate ou – pire – une paire de chaussettes ? (Pour la petite histoire, je me souviens avoir reçu une paire de chaussettes 101 dalmatiens plus une BD Les Bidochons. Tout un symbole… surtout quand on a 25 ans.) Il se passe qu’on se sent ordinaire. On se dit :

« S’il (elle) m’aimait, il (elle) m’offrirait quelque chose qui me valorise en tant qu’individu. Sinon c’est comme s’il (elle) ne me voyait plus. S’il (elle) ne voit plus, c’est qu’il (elle) ne me désire plus ? »

En tout cas, c’est qu’il (elle) a oublié sa délicatesse sur le tapis de la caissière. Relativisons. Le cadeau peut dire bien d’autres choses, comme :

« Je t’aime mais ne veux pas participer à cette mascarade de Noël » ou « Je suis nul(e) en cadeaux mais tu peux compter sur moi au quotidien »

Bref, rien de narcissique dans cette indifférence à offrir et recevoir.

Une proche me confiait qu’elle gardait, le mieux caché possible, un horrible bibelot que lui avait offert son mari. Chaque année, les horribles bibelots s’entassent dans son placard mais ils sont encore mariés et ils s’aiment encore. Peu lui importe la symbolique du cadeau, elle ne s’attache qu’aux bons côtés de ce qu’elle partage depuis 25 ans avec lui. C’est peut-être elle qui est philosophe ?

Prune Quellien

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