Comment rompre sans faire (trop) mal


Voilà une réflexion que j’entends parfois : « J’ai peur de lui faire mal si je lui dis que c’est fini ». Utilisez les mots qui vont libérer votre partenaire.

Pas facile de rompre. Qu’est-ce qui nous retient ? Avant de poser les mots, voyons un peu ce qui se trame sous notre décision de mettre fin à la relation amoureuse.

Je l’aime bien, mais je ne suis plus amoureux (amoureuse)

Malgré une bonne entente au quotidien, « ça n’est plus pareil », comme on dit. On n’a plus envie de partager des moments ensemble ; on saisit toutes les opportunités pour mettre un tiers (amis, travail, enfants, obligations) entre nous deux ; tout est prétexte à reculer le moment où on va se retrouver dans le même lit… d’ailleurs, on s’arrange pour qu’il (elle) aller se coucher avant. C’est comme un immense vide en soi qui nous éloigne l’un de l’autre, mais aussi de nous-même.

=> Avant de dire tout simplement :

« Je t’aime toujours, mais je ne suis plus amoureux (amoureuse) »,

essayez de comprendre pourquoi vous ressentez cette perte de lien. Pourquoi ce désamour ? Cherchez au fond de vous. Votre partenaire vous a-t-il (elle) négligé(e) ? A-t-il (elle) cherché à vous dénigrer ou à vous offenser ? En avez-vous parlé à ce moment-là, en disant « je » (pour savoir comment exprimer vos émotions, je vous renvoie à l’article Comment la CNV peut m’aider à sauver mon couple ) ? Et vous-même ? Avez-vous baissé la garde ? Pensez que l’ennui est terriblement contagieux ! Si vous ne vous montrez plus motivé(e), vous avez pu démotiver votre partenaire. Auriez-vous abandonné un projet qui vous tenait à cœur ? Traversé un épisode dépressif tout en faisant « comme si » ? Qu’est-ce qui a provoqué les premières déceptions ?

Ne prenez pas une décision de rupture tant que vous ne vous êtes pas remis(e) en cause et que vous n’avez pu en dialoguer avec votre conjoint. Ce serait peut-être dommage de précipiter une séparation à cause d’un océan de malentendus.

Je ne suis pas amoureux (amoureuse)

La relation est relativement fraiche et vous avez beaucoup de plaisir à fréquenter votre partenaire, mais vous n’avez pas envie de vous projeter à moyen/long terme. Votre attitude devient bizarre : vous oscillez entre grand enthousiasme et humeurs noires, totalement déroutantes pour celui (celle) qui vous accompagne !

=> Plutôt que de le (la) tenir en otage de vos hésitations, libérez-le (la) ! Il (elle) a le droit de refaire sa vie ! Les mots les plus sincères sont les plus simples et montrent que vous lui témoignez du respect. Si vous constatez que vous arrivez systématiquement en retard à vos rendez-vous, que la réparation de votre plomberie, votre séance de sport ou un coup de fil à votre syndic prennent plus d’importance que de le (la) retrouver, admettez que votre attitude est vexant pour lui (elle) et dites-lui. Par exemple comme ça :

« Je ne suis pas amoureux (amoureuse). Quand on est amoureux, l’autre est légitimement une priorité et je m’aperçois que tu n’es plus la mienne. »

Vous pensez que c’est dur à dire ? Mais n’est-ce pas pire d’entendre :

« Je ne sais pas où j’en suis en ce moment… Ce n’est pas ta faute, tu es quelqu’un de génial. Je devrais aller voir un psy, j’ai une enfance malheureuse… tout ça c’est la faute de ma mère ! Etc. » C’est qui la victime, là ?

Parlez avec vos mots. Mais apprenez que toute séparation fait mal, et à toutes les étapes de la vie : c’est in-é-vi-ta-ble ! On ne peut pas empêcher quelqu’un de souffrir. En revanche, on peut réduire son temps de deuil en étant sans équivoque. Cela réclame un certain courage de votre part, mais surtout beaucoup d’empathie. Si c’est quelqu’un que vous avez aimé, vous devez faire en sorte de faciliter son deuil amoureux… À moins que vous ne tiriez un certain avantage à demeurer indétrônable ?

Je n’arrive pas à le (la) quitter

Justement, si vous n’arrivez pas à dire adieu en amour, c’est peut-être l’occasion de vous demander si vous ne trouvez pas un intérêt à entretenir une relation qui n’en finit pas d’en finir ? Être la personne aimée vous donnerait alors une satisfaction narcissique. À réfléchir…

Prune Quellien

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