« Je n’arrive pas à accepter la rupture » : 3 étapes pour y parvenir.


Le (la) partenaire a décidé de partir, mais sa décision est trop cruelle à nos yeux. Comment faire pour dépasser l’état d’abandon que l’on ressent après une séparation subie.

1 – S’accorder 7 jours à 1 mois de répit

S’entendre dire « c’est fini » peut être si douloureux qu’on se sente hébété(e), sur le carreau, comme si on avait pris une grosse claque émotionnelle.

Avant tout, prenons du temps pour accuser le coup. Ne réagissons pas à chaud. C’est le moment de faire appel à notre sagesse plutôt qu’aux bons copains/copines qui nous diront – ils font ce qu’ils peuvent – qu’on s’en remettra ou que « un(e) de perdu(e), dix de retrouvé(e)s ».

Il n’y a pas de solution instantanée pour ne plus souffrir. Le meilleur des psys, la plus formidable des coaches ne pourra pas prendre votre douleur et la faire s’envoler : quand on est blessé, il faut laisser le corps se remettre, et le cœur tout autant. Dans mon livre Rendez-moi mon ex, je recommande de prendre 7 jours à 1 mois de recul, ce que j’appelle la « période zéro contact ». Une période où on s’empêche de recontacter l’ex. Un peu comme si l’on s’en désintoxiquait. Certains sites américains prévoient d’ailleurs une vraie désintoxication amoureuse, un programme à suivre à la lettre, et c’est une bonne idée dans le fond, tant la dépendance affective ressemble à d’autres dépendances lorsqu’elle est aiguë. De 7 jours à 1 mois, c’est le délai raisonnable pour reprendre votre souffle et vos esprits. Si ça n’est pas suffisant, si vous craquez avant, si votre souffrance est handicapante, n’hésitez pas à en parler à un professionnel. Une aide extérieure peut vous aider à « passer le cap » plus rapidement que vous ne le feriez tout(e) seul(e).

2 – Le (la) faire tomber de son piédestal

Être quitté fait de l’être aimé un intouchable. Il (elle) était parfait(e). Il (elle) faisait tout bien. Et quand il (elle) faisait mal, ce n’était pas sa faute, c’est parce qu’il (elle) avait eu une enfance difficile. Vous vous reconnaissez dans ces assertions ? C’est ainsi : être privé de quelqu’un que l’on aime nous fait oublier tous ses défaut, et au passage le (la) pardonne de nous avoir négligé(e) !

Il (elle) vous manquait de respect, ne répondait jamais à vos demandes, ne comblait vos besoins que quand ça l’arrangeait, ne tenait pas compte de votre point de vue ? Enlevez le voile qui, jusque-là, vous cachait la réalité et faites-le (la) chuter de son piédestal ! N’avez-vous pas, vous aussi, eu une enfance difficile ou connu des périodes pénibles par le passé ? N’avez-vous pas été, malgré tout, à son écoute ? N’avez-vous pas tenté de répondre à ses besoins (si ce n’est pas le cas, c’est l’occasion de vous remettre en cause également) ?

Souffrir d’un amour perdu ne dispense pas de porter un regard critique. Au contraire ! La colère, ou le refus d’être emprisonné dans l’adoration, est indispensable pour commencer à faire son deuil. C’est le signe que vous sortez du déni, cet état qui permet de faire vivre éternellement un amour fini.

3 – Faire la paix avec soi

Pas plus que la rupture ne doit nous faire perdre notre esprit critique, être quitté(e) ne fait pas de nous des sous-personnes ! Nous sommes, toutes et tous, des femmes et des hommes dignes d’intérêt. Et la séparation ne change rien à cela. Pourtant, notre estime de soi en a pris un coup dans l’aile. Soudain, nous nous disons que nous sommes moches, trop vieux (trop vielles), pas attirant(e)s, bêtes, etc. Et que le cumul de toutes ces défauts nous condamnera à mourir seul(e)s dans la plus parfaite indifférence. Je me trompe ? N’est-ce pas ce que vous pensez ?

Ce serait normal, car la perte de votre amour a blessé votre amour-propre. Mais ne vous enfoncez pas dans l’autocritique. Pensez bien que se sentir « trop ceci » ou « pas assez cela » n’est pas un défaut, c’est une pensée invalidante, une fausse croyance, et que le meilleur moyen pour se sentir malheureux est de se comparer aux autres (lesquels sont, à leur tour, très nombreux à penser beaucoup de mal d’eux-mêmes, rassurez-vous !) Il faut donc lutter pour que ces pensées ne se transforment pas en une amertume indélébile.

Ressentir de l’amertume est normal puisque nous n’avons pas choisi d’être privé d’amour. On est alors tenté de voir tout en noir. Pourtant rassurons-nous, cet amour a bien existé, et il a été partagé. Entretenir des pensées hostiles nous empêche non seulement de faire notre deuil, mais aussi d’entretenir le « réservoir d’amour » que nous avons en nous et qui nous aide à être aimés des autres, mais surtout de nous-mêmes. Et si c’était cette propension à l’acrimonie, autant que celle à vous dénigrer, qu’a fui votre ex ? Ce serait bien de la corriger, qu’en pensez-vous ? Alors, petit à petit, accueillez les sources de satisfaction et stockez-les précieusement.

Prune Quellien

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