Perdre sa dignité pour reconquérir son ex et sauver son couple, non merci !


Il y a des limites à espérer être aimé à nouveau après une séparation ! Plutôt que sombrer dans l’indignité, visons nos points forts.

À l’annonce de la séparation, on peut être tenté(e) de tout faire pour retrouver l’amour de l’homme (ou de la femme) qui nous a quitté(e)s. Mais tout faire ne veut pas dire faire n’importe quoi ! Notre santé, notre travail, nos proches, notre amour-propre, sont les piliers de notre reconstruction personnelle. Voyons comment nous appuyer dessus pour rebondir et, peut-être, redonner une chance à notre couple.

Notre corps est un fabuleux instrument

Un musicien tape-t-il sur son instrument ? Non : sans son instrument, le musicien n’est rien et ne charmera personne.

Vous avez envie de fumer comme un pompier ? De noyer votre peine dans l’alcool ? La vue d’un macaron au chocolat ou d’une assiette de frites croustillantes ne vous fait plus rien ? C’est bien normal. Comment avoir de l’appétit quand on n’a plus le goût de la vie après avoir subi une rupture ? Pour autant, si la perte d’un amour entraîne bien souvent une perte de poids et une envie de faire n’importe quoi avec son instrument, n’oubliez pas que ce que vous lui infligez, il vous le rendra ! Et si vous voulez retourner dans le cercle vertueux j’ai confiance en moi – j’irradie – les autres viennent vers moi, vous avez tout intérêt à prendre soin de votre violon.

À moins que vous ne voyiez dans l’amaigrissement une opportunité d’être vu(e) plus mince que vous ne l’étiez lorsque vous étiez à deux et que vous ne pensiez que votre nouvelle silhouette zéro-gras fera à nouveau tomber celui (celle) que vous aimez encore comme une mouche ? Ou encore, à moins que vous n’ayez derrière la tête une petite idée (inconsciente) de le (la) culpabiliser pour le mal qu’il (elle) vous a fait ? La culpabilisation ne vous aidera pas à être aimé(e). Au mieux, votre silhouette famélique et vos cernes gris lui feront de la peine. Au pire, ils lui feront pitié.

Vous n’êtes pas encore convaincu(e) ? Inversez les rôles et demandez-vous si, par le passé, vous avez aimé librement et joyeusement quelqu’un qui vous faisait peine à voir ? Probable que non. Alors, faites-vous du bien et chouchoutez votre fabuleux instrument ! Et si vous n’y arrivez pas, demandez de l’aide à des professionnels de l’écoute : ils vous aideront à retrouver l’appétit de vivre.

Notre activité professionnelle ou associative est un moteur

Certains se noient dans le travail pour oublier de penser à leurs souffrances affectives, ce qui revient à se noyer dans l’alcool et ne résout rien. Plutôt que risquer le burn out, essayez de trouver un intérêt tout neuf à ce que vous accomplissez professionnellement. Cherchez à porter un regard différent sur votre activité, et même vos collègues !

Vous n’avez pas de travail ? Mais qu’est-ce qui vous empêche d’avoir des projets ? Déplacez votre chagrin sur un projet ou une activité constructive qui vous valorise socialement. S’impliquer dans une association ou une ONG est aussi un bon vecteur de motivation. Là, le souci, ce n’est pas vous et votre couple, mais les autres. Et ces autres ont besoin de vous. Aidez-lez, mais ne vous oubliez pas cependant.

Nos proches sont notre réconfort affectif

Ils sont là pour nous en cas de coup dur et en cas de sabrage de Champagne ! Vous les sollicitez actuellement plutôt pour un coup dur et heureusement que vous pouvez compter sur leur empathie ! Mais n’en abusez pas trop : vos proches aussi ont leurs limites et ils ont besoin de ressentir que leur soutien porte ses fruits sinon ils se lasseront, ce qui est compréhensible, n’est-ce pas ?

L’amitié, l’amour de nos proches est un sentiment précieux que nous pouvons alimenter en sachant garder la bonne distance. Si vous sentez qu’après des mois à tenter de vous remonter le moral vos lamentations ou votre cynisme les lassent, acceptez qu’ils aient, eux aussi, besoin de souffler. Consultez quelqu’un d’autre qu’eux s’ils vous disent « allez, tourne page ! » ou vous font comprendre que vous êtes en boucle. C’est peut-être le moment d’avoir une opinion plus distanciée que la leur.

Notre amour-propre nous guide vers les bons choix

Qui éprouve du désir pour un homme (une femme) qui se rabaisse ? Quelle opinion de soi avons-nous lorsque nous nous négligeons ?

Imaginez qu’un personne que vous connaissez bien vous fasse le récit de ses semaines à espérer le retour de celui (celle) qui l’a quitté(e). Vous ne reconnaissez pas cette personne si pétillante d’habitude. Vous observez son œil inquiet, la voyez sursauter dès que son téléphone vibre, encore et toujours préoccupée par des points de suspension dans un SMS émis un mois plus tôt, et soumise aux caprices d’une relation passée qui ne sait pas si elle doit reprendre ses affaires ou revenir à la maison ? Vous avez envie de lui dire : « Secoue-toi, tu vaux mieux que ça ! », mais vous ne le faites pas parce que vous savez qu’on est sourd quand on est (encore) amoureux…

Pourtant, vous avez raison, il faut qu’il (elle) réagisse, qu’il (elle) refuse d’être malheureux(se) encore plus longtemps, qu’elle sorte de ce déni qui l’entretien dans la peine, qu’elle reprenne confiance en elle et redevienne ce qu’elle a toujours été : l’être pétillant que vous, ses amis, son entourage professionnel, aimez telle qu’elle est.

Ça vous rappelle quelqu’un ?

Prune Quellien

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