Ne nous couchons pas fâchés (Ah bon ?)


Dans un monde merveilleux, il ne faudrait pas s’endormir sur un conflit de couple. Mais comment faire quand ça arrive ?

Imaginez que vous vous mettez au lit plein(e) de bonnes intentions câlines et que, sans que vous ne compreniez pourquoi, votre partenaire vous fasse la tête. Vous lui demandez ce qui lui arrive et il (elle) vous répond « Non, rien ». Vous insistez un peu : « Mais si, je vois bien que tu es contrarié(e). Tu as quelque chose à me dire ? » Alors, il (elle) vous tourne le dos et vous répond sèchement : « Laisse tomber, on verra demain. » Ambiance.

Que celui qui est fâché parle ou garde son paquet

Les conseils avisés vous disent qu’il n’est pas bon de régler une dispute alors qu’on est dans la chambre, que le lit conjugal n’est pas le lieu de la querelle et que vous avez tout intérêt à dissiper le malaise avant de fondre dans les bras de Morphée (incarné présentement par votre chéri(e)). Évidemment, c’est nettement préférable si on veut passer une nuit détendu(e). Mais si Morphée n’a aucune envie de s’exprimer, qu’allez-vous faire pour lui faire dire ce qui l’énerve ?

Option #1 : lui secouer l’épaule en lui disant : « Comment ça, “on verra demain” ? Qu’est-ce qui se passe ? Parle-moi ! »

Si vous optez pour la discussion forcée, vous êtes garanti(e) de passer une nuit blanche à ressasser les détails de la soirée en cherchant quelle erreur si grave vous auriez bien pu commettre ? Sans compter que votre partenaire trouvera dans votre inquiétude une formidable occasion de vous punir du préjudice qu’il aurait subi !

Option #2 : le (la) laisser à sa bouderie et vous dire qu’il y a un temps pour tout dans la vie. Là, ce n’est pas le temps de la discussion.

Si vous optez pour le laisser-vivre, vous laissez aussi à votre conjoint son paquet de colère. À lui de ruminer en stressant, à vous de penser aux bons moments de votre journée pour vous préparer la nuit la plus agréable possible. Il (elle) veut en parler demain ? Soit, vous verrez demain, lorsque la nuit aura porté conseil et que les esprits seront disposés au dialogue.

Vite ! Option #2 !

Prendre rendez-vous pour régler un désaccord

Le lendemain, observez quand ce sera le bon moment de lui parler et demandez-lui :

« Tu étais fâché hier, tu veux bien qu’on en parle ? À quel moment serais-tu disponible ? »

Eh oui, vous avez bien entendu : prenez rendez-vous avec la personne que vous aimez pour discuter dans de bonnes conditions. Nous avons tous nos moments et besoin de temps pour laisser redescendre les émotions négatives afin de faire place au dialogue.

Nous prenons bien rendez-vous pour aborder des partenaires professionnels ou pour discuter avec des amis, pourquoi ne le ferions-nous pas avec celui (celle) qui compte le plus pour nous ? (Et si vous ne le faites pas du tout, vous comprenez maintenant pourquoi vos relations sont parfois tendues. Il est temps de vous y mettre !) Puisque nous aimons notre conjoint plus que toute autre personne au monde, montrons-lui que nous avons des égards pour lui (elle). Doublé gagnant : ce sera aussi une bonne façon de lui montrer l’exemple s’il (elle) ne le fait pas encore de son côté.

Que faire si nous nous disputons au lit ?

Chéri(e) cherche la querelle ? Vous n’êtes pas obligé(e) d’accepter ses reproches. Par contre, vous pouvez lui dire :

« Je veux bien que tu me dises ce qui te fâche, mais je ne veux pas que tu m’accuses. Dis-moi à quel moment je t’ai énervé(e) et pourquoi tu t’es senti(e) frustré(e). Là, je pourrai t’entendre et te répondre. Mais si tu m’accuses, on va juste se disputer et moi j’ai besoin qu’on se sente bien ensemble, surtout dans notre chambre. »

Il n’y a pas moyen de s’endormir paisiblement ?

Il (elle) n’entend rien de vos conseils de bonne communication et vous avez tous les deux fini par vous emporter ? Revenez à l’option #2 et le lendemain, commencez par un câlin assorti d’un simple :

« Pardon. J’ai dû avoir un comportement qui t’a choqué et que je n’ai pas réalisé. Tu veux bien qu’on en parle plus tard pour dissiper ce malaise et que ça ne recommence pas ? »

Même si vos n’êtes pas à l’origine de la mésentente, admettre que vous avez probablement une responsabilité dans le ressenti négatif de votre conjoint l’amènera à vous dire pardon à son tour et vous exprimer ce qui le chagrinait.

Bonnes nuits apaisées.

Prune Quellien

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