Pourquoi j’ai toujours des histoires courtes ?


« Pas de pression, on n’est pas un couple »

Il y a peu, j’ai eu un entretien dense avec une femme trentenaire, brillante et très rationnelle, « en couple mais pas ensemble » avec un homme un peu poète et très séducteur. Le soleil et la lune.

Après m’avoir raconté comment ils s’étaient rencontrés, elle me dit :

 « Dès le début, je lui ai dit qu’il n’y avait pas de pression, que de toute façon, on n’était pas un couple ».

Passé le récit d’une histoire d’amour qui a duré deux ans jusqu’à ce qu’elle découvre qu’il l’avait remplacée par une autre malgré une vie amoureuse, sexuelle et intellectuelle stimulante, elle me dit qu’elle était prête à accepter ses infidélités, pourvu qu’elles se limitent à du sexe pour un soir. Un peu perplexe sur le concept de limiter les émotions que génère le sexe, même pour un soir, nous nous interrogeons sur les raisons qui la poussent à ouvrir la porte de l’amour libre, étant donné que ce n’est pas le première fois qu’elle laisse cette porte ouverte au début d’une relation, alors qu’elle déplore avoir connu jusque-là une majorité d’histoires courtes.

« J’ai peur de m’engager »

Voilà ce qu’elle constate. En ouvrant la cage dans laquelle le compagnon est censé être enfermé, serait-ce finalement elle qu’elle libèrerait du poids de l’engagement ? Mais pour quel motif caché ? Pour fuir le bonheur de peur qu’il se sauve ? Par peur de ne pas être à la hauteur d’une histoire d’amour adulte ? Du fait du conditionnement social qui nous dit que « les histoires d’amour finissent mal en général », chiffres sur le divorce à la clé ? Parce qu’on reproduit malgré soi un schéma familial ?

L’engagement amoureux est pourtant – lorsqu’il est bien choisi – le contraire d’un enfermement. C’est une grande aventure en soi et avec l’autre. Tout y est à créer, donc rien n’est acquis, mais c’est une expérience à deux où l’on apprend beaucoup sur soi – puisqu’on est confronté au regard de l’autre au quotidien – et où l’on peut trouver beaucoup d’autres satisfactions qu’être seul avec son nombril.

La différence entre l’état d’éternel célibataire et celui de conjoint tient peut-être dans la confrontation. En évitant ce regard de l’autre, ce miroir – même si ce regard n’est pas accusateur – nous évitons de nous confronter à nous-mêmes. Dans Huis-Clos, Sartre disait que « l’enfer, c’est les autres », puisque les autres nous reflètent. Mais peut-être qu’on peut envisager le contraire ? Que le salut, c’est les autres ?

C’est une option !

« L’amour dure trois ans, non ? »

Voilà plus tard que cette intelligente jeune femme aborde la question de l’amour qui durerait trois ans.

Oui, cette période, originellement, correspond au temps où les parents doivent être ensemble pour surveiller leur enfant et assurer sa survie, et seule l’alchimie de l’amour, garantie par les récepteurs de l’endomorphine, permet cette alchimie. Mais là, on parle d’un programme génétique millénaire ! Nous ne sommes plus au temps des cavernes ! Au-delà des trois années où les récepteurs de l’endomorphine battent à plein régime, les couples d’amoureux peuvent compter sur l’hormone du bien-être : l’ocytocine.

Ils peuvent aussi compter sur une bonne communication, de la gratitude exprimée, du respect, de la bienveillance, une complicité entretenue, un brin de légèreté… et un petit coup de pouce pour le quotidien qui n’est pas négligeable non plus dans l’entretien de l’alchimie.

Prune Quellien

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